Flocons
Mon regard embrasse la candeur d’une infinité de minuscules fleurs étoilées en symbiose.
Je m’accroupis et, très précautionneusement, je cueille un bouquet de ces délicates fleurs du ciel, effleure d’un doigt leur douceur mais, rapidement, elles se faufilent en larmes afin de rejoindre leurs sœurs… Je me saisis d’un autre bouquet, le porte à mes lèvres qui en caressent la fraîcheur…
Je lève la tête et accueille des larmes-fleurs silencieuses… chacune reste sur mon visage longtemps… mais nous nous oublions mutuellement.
Le tapis des fleurs du ciel s’épaissit…
Je rentre chez moi ? Oh non ! Il fait encore grand jour. J’ai froid mais, adossée à la porte de ma maison, mon corps fond dans ma contemplation du jardin, miroir du ciel, reflet palpable de l’insaisissable.
Je m’accroupis et, très précautionneusement, je cueille…
