Mes doigts et l’argile
Chaque sculpture est une rencontre entre la matière et mon imaginaire.

Mes débuts avec l’argile
Peu après mon arrivée à Aix-en-Provence , alors que j’avais 22 ans, je me suis rendue à l’office de tourisme de cette ville pour obtenir des renseignements sur les activités que je pourrais pratiquer.
Je me souvenais des deux heures hebdomadaires de travaux manuels qui faisaient partie du programme scolaire lorsque j’étais au collège des enfants aveugles. J’adorais ce que l’on nous proposait : tricot, tissage de différents matériaux, vannerie…
Ainsi, voulant retrouver de tels plaisirs, j’ai demandé à la dame qui m’a accueillie des coordonnées d’associations proposant des activités comme le macramé ou le rotin.
Elle m’a répondu que ces matériaux n’existaient pas dans la région et m’a proposé de faire de la poterie. Cela ne m’enchantait pas du tout, mais j’ai accepté l’idée d’essayer.
C’est ainsi que j’ai commencé à modeler l’argile et que j’y ai vraiment pris plaisir, grâce aux professeurs qui se sont très bien adaptés à mon handicap, et parce que j’ai adoré le contact avec l’argile chamottée.
Mes sculptures
Je choisis de ne pas leur donner de titre, ni de description pour les personnes voyantes.
Je préfère que chaque personne qui les regarde y voie ce qu’elle veut y voir.
L’imaginaire a toute sa place ici. Le vôtre, pas le mien.
Pour les utilisateurs de lecteurs d’écran je précise que chaque sculpture est présentée sur un fond vert dont la tonalité varie en fonction de la couleur de l’argile.

























